1935-1939 : le 6e GAM à Compiègne
Le 1er octobre 1935, le 6e GAM voit le jour par la fusion du
3e escadron du 3e GAM de Paris avec le 3e escadron du 5e GAM de Lyon. Le chef d’escadrons Montjean en prend
la tête avant d’être remplacé par le commandant Gruss.
Le 6e GAM se compose alors de deux escadrons : Le 1er comprend tous les engins blindés tandis que le 2e réunit
en son sein mitrailleuses et canons.
Le 6e GRDI et la « Drôle de Guerre »
Le 22 août 1939, un
télégramme codé parvient au
poste de commandement du
6e GAM à Compiègne. De fait,
il s’agit du signe annonciateur
de la mobilisation générale à
venir. Le même jour, le GAM
entame sa transformation en
6e GRDI. L’unité part ensuite
pour la Sarre où, avec
la 3e DIM dont elle dépend,
elle tiendra une partie du front
français face aux troupes
allemandes.
Mai 1940 : les combats de Stonne et du Mont-Dieu
Le 10 mai 1940, les Allemands déclenchent leur offensive à
l’ouest et envahissent les Pays-Bas, la Belgique et le
Luxembourg. Les hommes du 6e
GRDI qui stationnent dans le
secteur de Vitry-le-François sont réveillés par le passage des
appareils de la Luftwaffe qui bombardent un terrain d’aviation
situé près de leur cantonnement. À 10h00, la 3e DIM et le 6e GRDI, sont mis en alerte. Ouvrant la marche de la division, le
GRDI doit rejoindre les secteurs de Stonne et Tannay, au sud
de Sedan. Or, c’est précisément dans cette zone que Guderian
a prévu de percer avant d’exploiter vers la Manche...
Mai 1940 : la côte 276
Le 18 mai 1940, à 12h00, suite à une
information erronée signalant le repli d’une
partie des troupes allemandes en direction
de Sedan, le 6e GRDI est envoyé au nord de la
ferme de la Tuilerie pour participer à une action
offensive vers la cité ardennaise aux côtés des
B1 bis et Hotchkiss de la 3e DCR. Repéré par
l’aviation d’observation allemande, ce
mouvement va valoir à l’unité de subir les
foudres des artilleurs ennemis dans le secteur
de la côte 276 où une terrible bataille aura lieu.
Les combats de juin 1940
À compter du 26 mai 1940, le 6e GRDI gagne
les bois au nord d’Olizy où il séjourne jusqu’au
2 juin. Cette période est employée à l’organisation
d’une position défensive sur l’Aisne, au
nord-ouest de Senuc. Les nouvelles du front
sont mauvaises. Les hommes apprennent la
percée des chars allemands jusqu’à la Manche
et l’encerclement des armées françaises et
anglaises du nord à Dunkerque. De leur côté,
les Allemands s’apprêtent à déclencher le
second volet de leur plan d’invasion de la
France. Pour « ceux du 6 » de bien mauvais
jours se profilent à l’horizon…
L'escadron d'Estrées
À la fin du mois de mai, l’escadron
d’automitrailleuse commandé par le
capitaine d’Estrées est détaché du 6e GRDI
pour renforcer la 2e DLC alors engagée sur
la Somme. Liant leur sort à celui de leurs
camarades de la division Berniquet, les
cavaliers du capitaine d’Estrées vont se
battre contre les machines de la 7. Panzer-Division de Rommel avant d’être capturés
près de Saint-Valéry-en-Caux. Parmi eux,
d’aucuns reprendront très vite le combat
contre l’envahisseur allemand.
L'escadron Kaminski
Le 14 avril 1940, le chef de corps du
GRDI, reçoit ce télégramme de l’étatmajor
du général Georges : « L’escadron
AMD du 6e GRDI doit être prêt le 18 avril, à 0h00, à
partir vers l’intérieur pour être engagé sur
un théâtre d’opération extérieur.
» De fait, cet escadron doit constituer l’unité de
reconnaissance du Corps Expéditionnaire que la France a
décidé d’envoyer en Norvège !
Renseignements : Caraktère - 3 120, route d'Avignon - 13 090 Aix-en-Provence - Tél : 04 42 21 06 76
NOUVEAU : voici l'outil indispensable pour trouver votre magazine préféré près de chez vous :
www.trouverlapresse.com
Ligne de Front Trucks & Tanks Aérojournal Histoire(s) de la Dernière Guerre